Les guerres intérieures de Valérie Tong Cuong

« Les guerres intérieures » est une nouveauté de la rentrée littéraire 2019. Un beau roman que je t’invite à découvrir ici !

Le résumé par l’éditeur :

Comédien de seconde zone, Pax Monnier a renoncé à ses rêves de gloire, quand son agent l’appelle : un grand réalisateur américain souhaite le rencontrer sans délai. Passé chez lui pour enfiler une veste, des bruits de lutte venus de l’étage supérieur attirent son attention – mais il se persuade que ce n’est rien d’important. À son retour, il apprend qu’un étudiant, Alexis Winckler, a été sauvagement agressé.
Un an plus tard, le comédien fait la connaissance de l’énigmatique Emi Shimizu, et en tombe aussitôt amoureux – ignorant qu’elle est la mère d’Alexis. Bientôt le piège se referme sur Pax, pris dans les tourments de sa culpabilité.
Qui n’a jamais fait preuve de lâcheté ? Quel est le prix à payer ? Quand tout paraît perdu, que peut-on encore sauver ? La domination du désir et de la peur, les vies fantasmées et le dépassement de soi sont au cœur de ce livre fiévreux qui met en scène des personnages d’une humanité bouleversante et vous accompagne longtemps après l’avoir refermé.

Mon avis :

Ce que j’ai aimé dans ce roman, c’est son côté actuel et la belle galerie de personnages qu’il nous propose.

Actuel, car une des protagonistes doit faire face à un drame au sein de son entreprise : une mort suspecte d’un salarié et un climat de stress qui lui fait suite. Actuel, car on y découvre également le fort individualisme de notre société qui peut conduire à des situations dramatiques. Ce roman traite en effet du sujet des remords et de la culpabilité de ne pas avoir fait le bon choix,

Quant à la galerie de personnages, il y a Pax, un acteur un peu raté qui pour arrondir ses fins de mois, travaille aussi comme consultant en formation par le théâtre. Il y a Alexis, un jeune retrouvé gravement blessé dans l’appartement au-dessus de celui de Pax. Et il y a Emi, sa mère, une personne complexe, taiseuse, mystérieuse, qui cache aussi sa propre guerre intérieure.

Les analyses psychologiques des personnages et les liens entre eux sont traitées avec beaucoup de « profondeur ». J’aime beaucoup l’écriture sensible et ciselée de Valérie Tong Cuong dont j’avais déjà lu « Par amour » (ici) et « Providence » (ici).

« Les guerres intérieures » est un beau roman que je recommande, même si ce n’est pas -à proprement parler- un coup de coeur.

Ma note : 4.5/5

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