Agatha de Frédérique Deghelt

La 4e de couverture : En 1926, à l’âge de trente-six ans, Agatha Christie abandonne sa voiture sur un chemin de campagne avec à l’arrière quelques effets personnels, non loin du cottage où son époux passe le week-end avec sa maîtresse. Toute l’Angleterre la recherche. Son mari est même soupçonné de meurtre. On la retrouve dix jours plus tard dans un hôtel du Yorkshire.
Si la disparition d’Agatha Christie n’a plus vraiment le même mystère qu’à l’époque, ce que cette femme traversa dans ce moment difficile et qui l’a poussée à faire de sa vie une fiction reste assez flou. D’autant plus qu’elle n’a jamais rien livré de cet épisode, pas même dans son autobiographie…
Que se passe-t-il dans la tête d’un écrivain lorsqu’il ne peut plus écrire ? C’est à cette question que Frédérique Deghelt s’est intéressée en se glissant dans la peau de la reine du polar.

Mon avis : J’avais découvert Frédérique Deghelt avec « La grand-mère de Jade », un livre que j’avais beaucoup aimé (voir mon post à ce sujet ici).

« Agatha », paru en 2017, fait partie de la collection « Miroir » de chez Plon, où des écrivains réinventent la vie de personnages célèbres. Ici, Frédérique Deghelt s’est inspiré d’un événement réel de la vie d’Agatha Christie sur lequel la grande Agatha a toujours été très discrète.

Celle-ci avait en effet décidé de disparaitre, espérant que son mari parte à sa recherche. J’ai été attirée par la 4e de couverture qui laissait penser qu’il y avait une intrigue à découvrir. Et bien, pas du tout ! C’est mièvre, ça tourne en rond, c’est plein de redondances, et ça casse l’image que je m’étais faite d’Agatha Christie. Ce parti-pris la rend « cucul », égocentrique, rongée par la jalousie, prête à tout pour que son mari infidèle soit de nouveau amoureux d’elle. C’est une longue introspection personnelle, très bien écrite au demeurant, mais vraiment TRES longue sur les thèmes du mariage, de l’infidélité, des concessions que chacun fait ou devrait faire, de l’espoir que l’infidèle revienne au bercail, bref, ça tourne en boucle tout au long des 250 pages qui le compose.

Tu l’auras compris, j’ai eu du mal à finir… Ce livre aura au moins eu le mérite que je m’intéresse à cet événement qui a défrayé la chronique en Angleterre en 1926.

Ma note : 2/5

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