Mes nouvelles lectures d'automne

C’est une très belle sélection que je te propose, pour accompagner le retour du mauvais temps. Allez file sous un plaid, va chercher une tisane et installe-toi pour lire…

Il était une lettre de Kathyn Hughes


Le résumé de l’éditeur : N°1 des ventes en Angleterre, une saga bouleversante qui relie deux destins de femmes au cœur brisé.
Tina est malheureuse auprès d’un mari trop porté sur la boisson et souvent violent. Le week-end, pour ne pas être à ses côtés, elle se réfugie dans une boutique caritative où elle est vendeuse bénévole. C’est alors que sa vie bascule lorsqu’elle y découvre une lettre dans la poche d’un vieux costume. Cette lettre n’a jamais été ouverte, le timbre n’est pas cacheté et elle date de septembre 1939 : c’est une demande en mariage.
Très émue que la destinataire n’ait jamais reçu cette demande, Tina va mener l’enquête et découvrir l’histoire bouleversante d’un amour impossible… Celui de Chrissie, jeune sage femme de 17 ans qui tombe éperdument amoureuse du jeune séducteur de son quartier, malgré les réticences de son père, un médecin très strict. La guerre finit par exploser et son grand amour est contraint de partir au front, la laissant enceinte, et seule face à ce secret honteux qui va faire exploser sa cellule familiale.
Pendant que Tina poursuit ses recherches, elle découvre qu’elle aussi est enceinte, mais d’un homme qu’elle n’aime plus. Elle décide d’essayer de retrouver à tout prix Chrissie et son enfant, en espérant ainsi redonner du sens à sa vie.
Mon avis : J’ai trouvé ce livre par hasard en faisant mes courses au supermarché…. un livre sans prétention mais l’histoire est bien construite. En plus, c’est plutôt bien traduit, ce qui ne gâte rien. On s’attache à ces deux héroïnes, à leur histoire tragique, mais tout cela finit bien, je te rassure. D’ailleurs si j’ai un reproche à faire à ce livre, c’est justement cela : pour que cela finisse bien, on tombe dans l’eau de roses. Et puis, les personnages sont décrits de manière un peu  « manicheistes ». Mais bon, c’est distrayant et cela m’a fait passer un moment très agréable.
En douce de Marin Ledun
Le résumé de l’éditeur : Sud de la France.  Un homme est enfermé dans un hangar isolé. Après l’avoir séduit, sa geôlière, Émilie, lui tire une balle à bout portant. Il peut hurler, elle vit seule dans son chenil, au milieu de nulle part. Elle lui apprend que, cinq ans plus tôt, alors jeune infirmière, elle a été victime d’un chauffard. L’accident lui a coûté une jambe. Le destin s’acharne. La colère d’Émilie devient aussi puissante que sa soif de vengeance.
Mon avis : Une histoire de vengeance construite de manière machiavélique. Un huis-clos très pesant.  On a l’impression d’être  à l’intérieur de la tête d’Emilie, adulte handicapée rejetée (en tous cas, c’est comme cela qu’elle le ressent). Mais je reste un peu sur ma faim. Je n’ai pas trop compris où l’auteur voulait m’emmener. La fin m’a assez déçue.
Malgré tout, ce roman fait passer un bon moment, il est bien écrit et je ne l’ai pas lâché avant de l’avoir fini, ce qui est un signe ! Je lirai sans doute d’autres romans de cet auteur.
La grand-mère de Jade de Frédérique Deghelt
Le résumé de l’éditeur : « Les livres furent mes amants et avec eux j’ai trompé ton grand-père qui n’en a jamais rien su pendant toute notre vie commune. »
Quand Jade, une jeune femme moderne, « enlève » sa grand-mère pour lui éviter la maison de retraite et fait habiter à Paris celle qui n’a jamais quitté la campagne, beaucoup de choses en sont bouleversées. A commencer par l’image que Jade avait de sa Mamoune, si bonne, si discrète …
Une histoire d’amour entre deux femmes, deux générations, au dénouement troublant.
Mon avis : Gros coup de coeur ! à lire absolument ! Tout m’a plu : l’histoire qui est très touchante, le style qui est très beau et très poétique, la fin tellement surprenante que je l’ai relue 2 fois…. Ce livre parle de la vie qui passe et  de la place des ainés dans la société. J’ai particulièrement aimé la construction du roman qui alterne des chapitres racontés par la grand-mère et d’autres en voix « off ». L’épilogue est raconté par Jade. Tu seras sans doute, comme moi, surpris par l’évolution de l’histoire au cours du roman et notamment le côté un peu « guimauve » qui peut s’en dégager à la fin. Mais justement, la fin viendra remettre tout à sa place et tu ne manqueras pas d’être secoué par le retournement de la situation. Magnifique !
Point Cardinal de Leonor de Recondo

Le résumé de l’éditeur : Sur le parking d’un supermarché, dans une petite ville de province, une femme se démaquille méticuleusement, tristement. Enlever sa perruque, sa robe de soie, rouler ses bas sur ses chevilles : ses gestes ressemblent à un arrachement. Bientôt, celle qui, à peine une heure auparavant, volait quelques instants de joie et dansait à corps perdu sera devenue méconnaissable. Laurent, en tenue de sport, a remis de l’ordre dans sa voiture et dissimulé dans le coffre la mallette contenant ses habits de fête. Il s’apprête à retrouver femme et enfants pour le dîner. Petit garçon, Laurent passait des heures enfermé dans la penderie de sa mère, détestait l’atmosphère virile et la puanteur des vestiaires après les matchs de foot. Puis il a grandi, a rencontré Solange au lycée, il y a vingt ans déjà. Leur complicité a été immédiate, ils se sont mariés, Thomas et Claire sont nés, ils se sont endettés pour acheter leur maison. Solange prenait les initiatives, Laurent les accueillait avec sérénité. Jusqu’à ce que surviennent d’insupportables douleurs, jusqu’à ce qu’il ne puisse plus réfréner ses envies incontrôlables de toucher de la soie, et que la femme en lui se manifeste impérieusement. De tout cela, il n’a rien dit à Solange. Sa vie va basculer quand, à la faveur de trois jours solitaires, il se travestit pour la première fois chez eux. À son retour, Solange trouve un cheveu blond… Léonor de Récondo va alors suivre ses personnages sur le chemin d’une transformation radicale. Car la découverte de Solange conforte Laurent dans sa certitude : il lui faut laisser exister la femme qu’il a toujours été. Et convaincre son entourage de l’accepter. La détermination de Laurent, le désarroi de Solange, les réactions contrastées des enfants – Claire a treize ans, Thomas seize –, l’incrédulité des collègues de travail : l’écrivain accompagne au plus près de leurs émotions ceux dont la vie est bouleversée.

Avec des phrases limpides, des mots simples et d’une poignante justesse, elle trace le difficile chemin d’un être dont toute l’énergie est tendue vers la lumière. Par-delà le sujet singulier du changement de sexe, Léonor de Récondo écrit un grand roman sur le courage d’être soi.
Mon avis : Coup de coeur ! lu en une soirée…. Magnifique roman sur l’identité et la volonté d’être soi et de s’assumer. Très émouvant, très touchant, très dérangeant…. On ne peut qu’être ému par ce parcours de courage, en dépit des convenances, en dépit des souffrances, en dépit du regard des autres.  Monsieur tout-le-monde n’est pas ce qu’on croyait et il a le courage de l’assumer. L’histoire est racontée simplement, sans pathos, mais pas sans émotions. J’ai ADORE !

 
 
 
 
 
 

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