"Quoi de neuf (à lire) dans mes gamelles" au mois de mai 

Ma sélection du mois de mai, c’est 4 livres à découvrir !

« Aquarium » de David Vann 
Le résumé par l’éditeur : Caitlin, douze ans, habite avec sa mère dans un modeste appartement d’une banlieue de Seattle. Afin d’échapper à la solitude et à la grisaille de sa vie quotidienne, chaque jour, après l’école, elle court à l’aquarium pour se plonger dans les profondeurs du monde marin qui la fascine. Là, elle rencontre un vieil homme qui semble partager sa passion pour les poissons et devient peu à peu son confident. Mais la vie de Caitlin bascule le jour où sa mère découvre cette amitié et lui révèle le terrible secret qui les lie toutes deux à cet homme.
La prose cristalline de David Vann nous apprend comment le désir d’amour et l’audace de la jeunesse peuvent guérir les blessures du passé. Aquarium est un pur moment de grâce offert par l’un des plus grands écrivains américains actuels.
Mon avis : Autant j’avais adoré son premier livre (« Sukkwan Island », prix Médicis étranger en 2010) qui m’avait longtemps « hantée », autant celui-ci m’a déçue : ça démarre bien, on s’attend à quelque chose de dur voire « glauque », le déroulement nous amène vers des passages très durs, et ça finit un peu… Je ne vous dis rien, je trouve que ce roman n’a pas tenu ses promesses, même s’il est bien construit, bien écrit, que le thème est original… J’avoue n’avoir pas été passionnée par les poissons et toutes les descriptions « aquariophiliques », et aussi un peu « interpelée » par l’homosexualité de la petite fille qui m’a semblé inutile pour le déroulement du roman. Mais ça reste un roman à lire. Bien sûr, si vous tombez sur son premier livre, surtout ne vous retenez pas : c’est un « must read », un roman qui vous marque, qui vous laisse une drôle d’impression une fois terminé.
Richie de Raphaëlle Bacqué
Le résumé par l’éditeur :  Richie. C’est ainsi que ses étudiants le surnommaient, scandant ce prénom, brandissant sa photo, comme s’il s’agissait d’une rock star ou d’un gourou. Le soir de sa mort énigmatique dans un hôtel de New-York, une foule de jeunes gens se retrouva, une bougie à la main, devant le temple de la nomenklatura française, Sciences Po. Quelques jours plus tard, le visage mélancolique de Richard Descoings couvrait la façade de l’église Saint-Sulpice. Sur le parvis, politiques, grands patrons et professeurs défilèrent silencieusement, comme si l’on enterrait un roi secret. Au premier rang, l’épouse et le compagnon pleurèrent ensemble sa disparition.

Après des années d’enquête, Raphaëlle Bacqué nous livre ce destin balzacien : l’ascension vertigineuse au cœur de la vie politique française d’un fils de bonne famille, amateur de transgression. Un de ces hommes qui traversent leur temps et le transforment. Il a fait de Sciences Po le vivier de tous les pouvoirs. Distribuant à l’élite des cours rémunérés, faisant de son conseil d’administration une pièce maîtresse de l’échiquier politique, le Tout Paris l’adorait. Mais il a aussi ouvert les amphithéâtres aux élèves des banlieues. Envoyé ses étudiants dans les universités les plus prestigieuses du monde. Changé la vie de milliers de jeunes gens. Tout juste s’interrogeait-on sur ce directeur homosexuel, pourtant marié à une femme dont il avait fait sa principale adjointe.
Monarque éclairé mais omnipotent, encensé par les médias puis brûlé avec le même entrain, personne ne l’a percé à jour. Raphaëlle Bacqué nous entraîne aujourd’hui sur ses pas ; dans les boîtes du Marais, les cabinets ministériels de la gauche et les salons sarkozystes ; dans les soirées étudiantes déjantées, les bureaux du conseil d’État, les couloirs de la Cour des comptes et les plus grandes universités du monde ; dans ses nuits solitaires réchauffées par des substances interdites… Personne n’a résisté à la folie de Richard Descoings. Surtout pas lui.

Mon avis : J’avais envie de lire ce livre depuis longtemps. D’une part parce que je travaillais jusqu’il y a peu à la SNCF, et que mon patron était Guillaume Pépy dont on parle beaucoup dans ce livre, d’autre part parce que mon fils aîné a fait Sciences Po Paris au moment où Richard Descoings en était le directeur.  Je n’ai pas été déçue. On apprend tout de l’intelligentsia parisienne, dans le milieu homo, dans l’antichambre du pouvoir… R. Bacqué est une journaliste du Monde, elle écrit très bien, son livre est très documenté. Bref, je le conseille.
« La femme qui fuit » d’Anais Barbeau-Lavalette
Le résumé par l’éditeur : Anaïs Barbeau-Lavalette n’a pas connu la mère de sa mère. De sa vie, elle ne savait que très peu de choses. Cette femme s’appelait Suzanne. En 1948, elle est aux côtés de Borduas, Gauvreau et Riopelle quand ils signent le Refus Global. Avec Barbeau, elle fonde une famille. Mais très tôt, elle abandonne ses deux enfants. Pour toujours. Afin de remonter le cours de la vie de cette femme à la fois révoltée et révoltante, l’auteur a engagé une détective privée. Les petites et grandes découvertes n’allaient pas tarder.
Mon avis : Pas un coup de coeur mais quand même un réel intérêt pour ce livre qui m’a touchée. Le destin des enfants de cette femme est très triste. Quant à elle, elle a vécu ses passions qui la dévoraient, mais je n’ai strictement aucune empathie pour cette femme qui a vécu libre, en s’affranchissant de toute contrainte. Sans doute est-ce intentionné de la part de l’auteur ? A vous de voir….
« Rompre le silence » de Mechtild Borrmann
Le résumé par l’éditeur : En 1997, Robert Lubisch vide la villa familiale à la suite du décès de son père, un riche industriel qui a fait fortune dans les années d’après-guerre. Parmi ses papiers, il trouve une carte d’identité SS au nom d’un inconnu et la photographie d’une très belle femme. Quel est le rapport avec son père ? Lui, l’homme si parfait, si lisse, avait-il des secrets à cacher ? Il essaie d’en savoir plus et fait la connaissance d’une journaliste, qui flaire un gros coup.

Robert sent qu’il a réveillé un démon assoupi depuis la guerre et que l’histoire de son père est bien plus trouble qu’il l’a toujours pensé…
 

Mon avis : A lire pendant les vacances. Bien écrit, intrigue interessante, fin bien soignée (ce qui est rarement le cas dans les romans policiers). C’est un roman à mi-chemin entre le fait historique et le roman policier. J’ai vraiment aimé. En plus j’ai vraiment été surprise par la fin à laquelle je ne m’attendais pas.
 
Et vous, quel est votre avis sur ma sélection ? Avez-vous lu ces livres ? Que pensez-vous de mon avis sur eux ?
 
 
 
 
 
 
 

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