Mes lectures de février

J’ai un peu de retard dans mes petites notes de lecture. Voici mon avis sur les 5 livres que j’ai lus en février.

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L’homme de miel de Olivier Martinelli

Le résumé par l’éditeur : Mon cancer a un drôle de nom. Il évoque en moi quelque chose de goûteux et sucré. Il s’écrit myélome, mais moi je pense  » miel-homme « . Je pense à mes os qui ont perdu de leur rigidité, à mes os tendres, à la pulpe à l’intérieur qui les ramollit, les fragilise. Cette pulpe qui est comme du miel. J’ai de la chance, finalement. Si j’avais eu le choix, entre tous les cancers, c’est celui-ci que j’aurais choisi.
J’aime bien la façon dont il sonne quand je prononce son nom à voix haute. Mon cancer s’écrit myélome et je ne peux m’empêcher de penser  » miel-homme « . Il me paraît plus doux, du coup, moins agressif. Grâce à lui, je me sens comme un héros Marvel. Je suis l’Homme de miel.
Mon avis : C’est l’histoire de la maladie qu’Olivier Martinelli découvre un jour à la suite d’une grosse fatigue : le myélome. Du myélome à l’homme de miel, le ton est donné. C’est un livre court, composé de 49 chapitres qui sont ses réflexions personnelles résolument optimistes.  L’auteur ne s’apitoie jamais sur ce qui lui arrive. Un courage et une envie de vivre qui m’a beaucoup touchée. A découvrir !

La honte d’Annie Ernaux

Le résumé par l’éditeur : J’ai toujours eu envie d’écrire des livres dont il me soit ensuite impossible de parler, qui rendent le regard d’autrui insoutenable. Mais quelle honte pourrait m’apporter l’écriture d’un livre qui soit à la hauteur de ce que j’ai éprouvé dans ma douzième année. A.E
Mon avis : C’est le premier roman que je lis de cette auteure. Elle nous conte la honte qu’elle a ressentie à l’âge de 12 ans lorsqu’elle a vu son père tenter d’étrangler sa mère. Après avoir lu le livre, je n’ai pas compris pourquoi la honte est arrivée suite à cet événement. Ce que je comprends c’est que l’auteur a honte de son milieu social qui était très modeste (ses parents tenaient un café-épicerie  à Yvetot). La seule chose qui m’ait intéressée est le contexte de son enfance en 1952 en Normandie, où la morale, le qu’en dira-t-on, la religion étaient si présents.  Ce livre court permet de découvrir l’auteur.

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Ton père de Christophe Honoré

Le résumé par l’éditeur : Christophe vit à Paris avec sa fille de 10 ans. Un jour, la petite fille trouve un papier accroché à leur porte avec ces mots : « Guerre et paix : contrepèterie douteuse ». Très vite, tout s’emballe, devient presque polar. Qui a écrit ces mots ? Qui le soupçonne d’être un mauvais père ? Peut-on être père et gay, c’est bien la question qu’on est venu lui poser, de façon malveillante… À partir de cet événement et de la stupéfaction qu’il produit en lui, Christophe Honoré construit le fulgurant autoportrait romancé d’un homme d’aujourd’hui.
Plongeant dans sa mémoire intime, cherchant des indices parfois très anciens, dans sa propre enfance, puis au coeur de l’adolescence en Bretagne, il évoque la découverte du désir, des filles, des garçons, du plaisir, de la drague. Mais aussi le lien à son propre père disparu.
Des photos d’écrivains et artistes morts du sida – Hervé Guibert, Serge Daney, Jean-Luc Lagarce, Jacques Demy, Bernard-Marie Koltès – ponctuent ce livre terriblement audacieux, où la fiction prend parfois allègrement le pas sur le réel pour le raconter de façon crue et sans détours.
Cinéaste, metteur en scène de théâtre et d’opéra, écrivain, auteur de livres pour la jeunesse, Christophe Honoré signe là un livre puissant d’une grande liberté.
Mon avis : Un livre sur l’homoparentalité et sur l’homophobie. Le livre est illustré de photos d’artistes morts du sida, et de photos prises par l’auteur. L’auteur revient sur sa vie d’homosexuel, à  l’omophobie au quotidien dont il a été l’objet, et son désir de devenir père. Il se raconte de manière très sincère…. voire très crue ! En terminant ce livre, je me suis demandée ce que pensera sa fille plus tard si elle le lit……. Bref, je n’ai pas aimé du tout ce livre, malgré un vif intérêt pour le sujet.

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Bakhita de Véronique Olmi

Le résumé par l’éditeur :  Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage. Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion.
Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.
Bakhita est le roman bouleversant de cette femme exceptionnelle qui fut tour à tour captive, domestique, religieuse et sainte.
Avec une rare puissance d’évocation, Véronique Olmi en restitue le destin, les combats incroyables, la force et la grandeur d’âme dont la source cachée puise au souvenir de sa petite enfance avant qu’elle soit razziée
Mon avis : Un coup de coeur ! quelle belle histoire ! J’ai pleuré en lisant la première partie du roman qui décrit le périple de la jeune Bakhita, enlevée à l’âge de sept ans et devenue esclave. La deuxième partie du roman, sans doute moins romancée, est consacrée à sa vie de religieuse. Cette partie m’a moins intéressé, jusqu’à ce que je me rende compte que j’étais, moi aussi, passionnée par « l’histoire merveilleuse » (Storia meravigliosa) de Bakhita qui a été exhibée comme un animal de cirque, et pas par sa vraie personnalité. Cela m’a troublée…..  Du coup, je me suis intéressée à la vraie Bakhita, la madre Moretta, et j’ai essayé d’aller à sa rencontre. L’écriture est sublime. On a l’impression d’être dans la tête de Bakhita en tant qu’enfant et en tant qu’adulte, avec son courage et sa grande sensibilité. C’est un roman magnifique, très bien documenté.

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Appelle moi de Sophie Mc Kenzie

Le résumé par l’éditeur : « Appelle-moi. Besoin de te parler ». C’est le dernier message de Julia à sa meilleure amie… avant d’être retrouvée morte.
Samedi soir, quand Livy reçoit le texto de Julia, elle ne trouve pas le temps de la rappeler. Mais lorsqu’elle sonne à sa porte le dimanche matin, son amie ne lui ouvre pas. Car Julia est morte. Suicide, conclut la police. Pourtant Livy connaît Julia mieux que personne. La jeune femme n’aurait jamais mis fin à ses jours. Une seule explication : elle a été assassinée, comme l’avait été la propre sœur de Livy vingt ans plus tôt… Qui a tué Julia ? Pourquoi ? C’est ce que Livy veut découvrir à tout prix. Comment imaginer que son passé, terrifiant, va la rattraper ?
Mon avis : Je suis tombée sur ce livre en vacances. Le résumé m’a attiré et je me suis lancée dans sa lecture. C’est pas le polar de l’année, mais l’histoire est assez bien menée, réservant des surprises jusqu’à la fin. En revanche, le dénouement  est assez improbable. ça fait très « film de série B »….. Dommage… Mais c’est distrayant, et une fois commencé, je ne l’ai plus lâché. Donc si tu tombes dessus, et que comme moi, tu n’as rien d’autre à lire, ne te prive pas !
 
 

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