4 nouveaux livres dans ma 2e sélection d'été

Voici ma 2e sélection d’été…. si, si, c’est encore l’été, sauf que cela ne se voit pas ! J’ai eu un gros coup de coeur, tu vas le découvrir si tu lis mes petits commentaires 😉

L’amour et les forêts d’Erick Reinhardt
Ce qu’en dit l’éditeur : À l’origine, Bénédicte Ombredanne avait voulu le rencontrer pour lui dire combien son dernier livre avait changé sa vie. Une vie sur laquelle elle fit bientôt des confidences à l’écrivain, l’entraînant dans sa détresse, lui racontant une folle journée de rébellion vécue deux ans plus tôt, en réaction au harcèlement continuel de son mari. La plus belle journée de toute son existence, mais aussi le début de sa perte.
Récit poignant d’une émancipation féminine, « L’amour et les forêts » est un texte fascinant, où la volonté d’être libre se dresse contre l’avilissement.
Mon avis : Ce livre m’a poursuivi plusieurs jours après l’avoir refermé. Ce n’est pas un coup de coeur, car il m’a beaucoup « dérangée ». Néanmoins, j’ai aimé l’écriture magnifique, le sujet tellement actuel et  surtout, la dernière partie du roman, en quelque sorte le dénouement auquel je ne m’attendais pas. Il y a des longueurs, le mari de l’héroïne est un peu caricatural, celle-ci est aussi un peu trop soumise, ses enfants odieux….. mais je recommande vivement la lecture de ce roman car, au final, je ne l’ai pas lâché jusqu’à la fin.
Reconnaissance de Pierre Péju
Ce qu’en dit l’éditeur : Un soir, dans un refuge de haute montagne, un mystérieux randonneur m’a fait don d’un bloc transparent qu’il prétendait être le « Cristal du Temps ». Plus tard, au lieu de me remettre à la rédaction de mon roman, j’y ai plongé les yeux. Des moments de ma vie ont surgi en désordre : scènes banales ou incongrues, êtres perdus de vue, anecdotes auxquelles je n’aurais jamais repensé, comme la mise à mort d’un lapin, la folie d’une jeune plasticienne russe, un amnésique oublié, la femme qui voulait devenir un ange, les singes dans les ruines d’un temple khmer, les gosses cruels des rues du Caire. Fasciné, j’étais contraint de reconnaître – comme un homme admet être le père d’un enfant – que ces aventures invraisemblables, ces rencontres sans lendemain, étaient bien miennes. Le cristal m’en restituait chaque détail. Impitoyable, il m’infligeait aussi le souvenir de mes propres rêves et quelques images de mon avenir. Cette « vie réelle », j’ai voulu l’écrire. Ce vaste désordre s’est transmué en récits, histoires étranges et fragments romanesques. Explorateur en territoire dangereux, je racontais. Immense était ma reconnaissance envers le monde, sa variété, sa douleur et son énigme.
Mon avis : Je dois dire que j’adore cet auteur. Ici il s’agit d’un recueil de nouvelles. J’ai aimé les récits courts, les souvenirs qui y sont racontés, des moments de bonheur (la panique des marmottes…) ou de tristesse (Crac, Effondrement, Dans la jungle…).  A vrai dire, le format « nouvelles » est quelque chose que j’apprécie peu d’habitude. Mais je me suis laissée portée par l’écriture magnifique, le style très poétique de cet auteur.  Néanmoins je préfère de très loin les romans de Pierre Péju.
Il reste la poussière de Sandrine Collette 
Ce qu’en dit l’éditeur : Patagonie. Dans la steppe balayée de vents glacés, un tout petit garçon est poursuivi par trois cavaliers. Rattrapé, lancé de l’un à l’autre dans une course folle, il est jeté dans un buisson d’épineux.
Cet enfant, c’est Rafael, et les bourreaux sont ses frères aînés. Leur mère ne dit rien, murée dans un silence hostile depuis cette terrible nuit où leur ivrogne de père l’a frappée une fois de trop. Elle mène ses fils et son élevage d’une main inflexible, écrasant ses garçons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien.
Dans ce monde qui meurt, où les petits élevages sont remplacés par d’immenses domaines, l’espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l’étau de terreur et de violence qui l’enchaîne à cette famille?
Mon avis : mon gros coup de coeur ! Un huis clos pesant, très pesant dans une ferme d’Argentine, sous un climat rude. Aucune tendresse, que de la noirceur, de la dureté, de la haine, de la violence dans cette famille dominée par la mère et les frères ainés. Un grain de sable viendra perturber cette histoire qui nous conduit inexorablement vers une issue dramatique : le rôle que joue l’argent dans cette famille qui vit dans un grand dénuement.  Le rythme est lent, l’écriture ciselée, intense, magnifique. J’ai adoré et je me suis précipitée chez mon libraire préféré pour acheter d’autres romans de cet auteur.
Paris-Brest de Tanguy Viel
Ce qu’en dit l’éditeur : Il est évident que la fortune pour le moins tardive de ma grand-mère a joué un rôle important dans cette histoire. Sans tout cet argent, mes parents ne seraient jamais revenus s’installer dans le Finistère. Et moi-même sans doute, je n’aurais jamais quitté Brest pour habiter Paris. Mais le vrai problème est encore ailleurs, quand il a fallu revenir des années plus tard et faire le trajet dans l’autre sens, de Paris vers Brest.
Mon avis : j’avais déjà lu un roman de cet auteur (voir mon post). Bon, là je n’ai pas été du tout emballée. Le style est très original fait de longues phrases, de nombreuses reformulations… l’impression d’être dans la tête du narrateur. C’est bien fait. L’histoire en revanche est un peu plate : elle décrit les relations familiales dans la vie réelle et dans un roman que le narrateur a commencé de rédiger. Pas inintéressant (en plus c’est très court), mais on reste un peu sur sa faim.
 
 
 

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