Mes lectures de début d'automne

Tu as envie d’un bon roman ? Lis mon post et tu trouveras des conseils pour faire ton choix.

Les Souvenirs de David Foenkinos
Le résumé de l’éditeur : Le narrateur, apprenti romancier, prend conscience à l’occasion du décès de son grand-père de tout ce qu’il n’a pas su vivre avec lui. Il comprend que le seul moyen de garder l’amour vivant est de cultiver la mémoire des instants heureux. Dans le même temps, frappée par le deuil, sa grand-mère semble perdre la tête. Il assiste aux manœuvres des proches pour la placer en maison de retraite et vendre à son insu son appartement. Ce qu’il n’a pas su vivre avec son grand-père, il décide alors de le vivre avec elle. Il va la voir souvent, parvient à égayer sa solitude, à la faire rire de tout. Mais elle finit par apprendre que son appartement a été vendu, et fait une fugue…
Le narrateur va partir à sa recherche, et la retrouver pour lui offrir ses derniers moments de bonheur. Le hasard lui fait en même temps rencontrer Louise, qu’il va aimer, et qui le quittera. Les souvenirs, nourris de joies, de douleurs et de mélancolie, lui offrent désormais la possibilité d’écrire son roman – et peut-être son avenir.
David Foenkinos nous offre ici une méditation sensible sur le rapport au temps et sur la mémoire. Les rapports entre générations, les sentiments enfouis, les déceptions de l’amour, le désir de créer, la tristesse du vieillissement et de la solitude, tout cela est exprimé avec une grande délicatesse, un humour léger et un art maîtrisé des formules singulières et poétiques.
Mon avis : J’ai beaucoup aimé ce livre que j’ai lu en 2 jours. L’histoire est très touchante, l’écriture limpide et simple. Les souvenirs qui ponctuent les chapîtres du livre ne présentent pas tous le même intérêt. Ces « incisives » sont malgré tout originales, et font baisser la tension que l’histoire induit.
Ce roman parle tout simplement de la vie : la naissance, l’enfance, la maturité, la vieillesse, la mort, les souvenirs de ces périodes. La nostalgie est très présente, mais elle est exprimée avec beaucoup de délicatesse et de poésie.
L’affaire Léon Sadorski de Romain Slocombe
Le résumé de l’éditeur : Avril 1942. Au sortir d’un hiver rigoureux, Paris prend des airs de fête malgré les tracas de l’Occupation. Pétainiste et antisémite, l’inspecteur Léon Sadorski est un flic modèle doublé d’un mari attentionné. Il fait très correctement son travail à la 3e section des Renseignements généraux, contrôle et arrête les Juifs pour les expédier à Drancy. De temps en temps, il lui arrive de donner un coup de main aux Brigades spéciales, d’intervenir contre les  » terroristes « .
Mais Sadorski est brusquement arrêté par la Gestapo et transféré à Berlin, où on le jette en prison. Le but des Allemands est d’en faire leur informateur au sein de la préfecture de police… De retour à Paris, il reçoit l’ordre de retrouver son ancienne maîtresse, Thérèse Gerst, mystérieuse agent double que la Gestapo soupçonne d’appartenir à un réseau antinazi.
Mon avis : Autant le dire tout de suite, je n’ai pas trop accroché à la lecture de ce roman. Je commence par ses points positifs : il est extrèmement bien documenté (la bibliographie est impressionnante….). C’est très bien écrit, ça se lit facilement. Romain Slocombe a déjà écrit un roman, « Monsieur le Commandant », sur cette période et je l’avais beaucoup aimé. Le héros était déjà un salaud. Mais c’était un petit joueur à côté de Léon Sadorski, qui est une vraie ordure. Je trouve d’ailleurs que le trait du collabo, ripou, antisémite est vraiment forcé et du coup, c’est ce qui a contribué à me rendre la lecture pas toujours agréable. On a vraiment envie de vomir à l’évocation de ses faits d’arme. Autre point négatif : la construction du roman. Une large part est faite à autre chose que l’enquête policière. La première partie est très longue…. Malgré cet avis mitigé, je lirai  la suite de cette histoire qui vient de sortir.
L’homme de ma vie de Yann Quéffelec
Le résumé de l’éditeur : Raconter l’enfance et les relations qui lient (ou délient) un fils avec son père, n’est pas une démarche anodine. Pas étonnant alors que Yann Quéffélec renoue ici avec le meilleur.
Mon avis : J’avais été attirée par le thème du livre portant sur les rapports père-fils.  La lecture n’a pas été aussi aisée que je l’imaginais car j’ai eu du mal avec le style de Yann Queffelec : très « riche », trop riche peut-être….
Pourtant, là aussi, beaucoup de nostalgie et de regrets : celui ne n’avoir jamais pu avoir l’avis de son père sur ses romans, celui de n’avoir jamais pu vraiment se parler simplement, celui de n’avoir pas pu restaurer son image auprès de son père qui préférait son ainé….
Le roman est très touchant, mais je n’en garderai pas un grand souvenir. C’est à lire néanmoins.
 
 
 

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