Mes lectures de début d'été

Je partage avec toi mes lectures de ce début d’été. Bon, c’est pas du grand cru mais c’est agréable et dépaysant pour la plupart.
De quoi passer de bons moments pendant tes vacances ou tes week-ends !

L’hiver à Sokcho de Elisa Chua Dusapin
Le résumé par l’éditeur :

À Sokcho, petite ville portuaire proche de la Corée du Nord, une jeune Franco-coréenne qui n’est jamais allée en Europe rencontre un auteur de bande dessinée venu chercher l’inspiration depuis sa Normandie natale.
C’est l’hiver, le froid ralentit tout, les poissons peuvent être venimeux, les corps douloureux, les malentendus suspendus, et l’encre coule sur le papier, implacable : un lien fragile se noue entre ces deux êtres aux cultures si différentes.
Ce roman délicat comme la neige sur l’écume transporte le lecteur dans un univers d’une richesse et d’une originalité rares, à l’atmosphère puissante.

Mon avis : Un coup de coeur de ma bibliothécaire qu’elle avait signalé par un post-it ! J’avoue que, sans être transportée, j’ai aimé le style très subtil et l’atmosphère du livre qui décrit le rapprochement de deux personnes dans une station balnéaire de Corée en plein hiver. Très dépaysant, que ce soit par les lieux, la culture, les repas qui y sont décrits…. Je recommande.
Insoupçonnable par Tanguy Viel
Le résumé par l’éditeur : Sam est le frère de Lise. Du moins c’est ce que tout le monde croit quand Lise se marie avec Henri. Mais c’est surtout Henri qui doit le croire, pour que Sam et Lise puissent réussir leur mauvais coup. Seulement Henri aussi a un frère, un vrai cette fois, et qui s’appelle Edouard. Or même vrai on peut être un faux frère.
Mon avis : J’ai découvert ce livre et cet auteur par un compte Instagram que je suis. Le livre est très court, l’histoire est machiavélique. Quand on le referme, on se demande si on a bien tout compris, et on est tenté de revenir sur des passages de l’histoire qui sont finalement très troubles. A découvrir.
Le Diable sur les épaules par Christian Carayon
Le résumé par l’éditeur : Une disparition non élucidée, une série de meurtres étranges dans une ambiance lourde de silences : un véritable mix entre Simenon et Hitchcock ! Au cours de l’année 1924, un village isolé des montagnes tarnaises et menacé d’extinction est le théâtre de plusieurs assassinats atroces. Déjà les langues se délient et certaines superstitions ressortent… Malgré tout, la jeune institutrice Camille refuse de céder à ces croyances d’un autre âge et appelle à la rescousse son ami d’enfance. Cet ancien criminologue, connu pour ses enquêtes autour du paranormal et qui ne voit dans ces morts suspectes que des crimes perpétrés par la main de l’homme, va mener l’enquête à sa façon… mais l’assassin l’a positionné sur son échiquier diabolique. Tout n’est désormais que tactique et manipulation.
Mon avis : J’avais lu « Un souffle une ombre » (voir mon post précédent). Ici il s’agit du premier roman de cet auteur. J’ai vraiment aimé. C’est très bien écrit, l’auteur nous raconte une histoire terrible dont le dénouement manque peut-être un peu de crédibilité, mais la démonstration est très intéressante. Je recommande.
Le grand marin par Catherine Poulain
Le résumé par l’éditeur : Quand Lili Colt arrive à Kodiak, un port de l’Alaska, elle sait qu’elle va enfin réaliser son rêve : s’embarquer sur un de ces bateaux qui partent pêcher au loin. Pour la jeune femme, une runaway qui a fui jadis le confort d’une famille française pour  » faire la route  » , la véritable aventure commence. Le choc est brutal. Il lui faut dormir à même le pont dans le froid insupportable, l’humidité permanente et le sel qui ronge la peau, la fatigue, les blessures…Seule femme au milieu de ces hommes rudes, au verbe rare et au geste précis qui finiront par l’adopter. A terre, Lili partage la vie des marins -les bars, les clubs de strip-tease, les motels miteux. Quand elle tombe amoureuse du  » Grand marin  » , elle sait qu’il lui faudra choisir entre sa propre liberté et son attirance pour cet homme dont la fragilité la bouleverse. Entre Jack London et Marguerite Duras, Catherine Poulain fait entendre une voix unique dans le paysage littéraire français, avec ce magnifique premier roman qu’on devine très autobiographique.
Mon avis : un roman qui a reçu de nombreux prix. Pour ma part, je n’ai pas réussi à rentrer dans cette histoire. Le sang est omniprésent dans la description des scènes de pêche. Il y a trop de solitude, de vies brisées, d’alcool, de drogue, de dénuement.  Et puis l’héroïne parait un peu « innocente » voire naïve, même si son aventure en Alaska (qui est réelle) est impressionnante de courage. Le personnage du Grand Marin m’a beaucoup touchée. Le style est fait de phrases très courtes, qui rend le roman un peu « hâché ». Mais je recommande malgré tout car c’est un premier roman prometteur.
Plateau de Franck Bouysse
le résumé de l’éditeur : Un couple de vieux paysans, Virgile et Judith, vit à Plateau, un hameau de Haute-Corrèze. En mal d’enfants, ils ont élevé leur neveu Georges dont les parents ont disparu dans un accident de voiture alors qu’il n’avait que 5 ans. Le jeune homme s’installe dans une caravane, en face de la maison de ses parents adoptifs, dans laquelle il accueille bientôt une jeune femme, nièce de Judith.
mon avis : Un bon roman qui se passe dans une région qui me tient à coeur, le plateau des Millevaches. Le style est ciselé, de belles descriptions de paysages, des personnages avec de l’épaisseur, un salaud, une jolie fille qui vient perturber ce bel équilibre, un secret de famille…. Tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce roman un beau moment de lecture. Le rythme est très lent, l’accélération dans l’histoire a lieu tout à la fin du roman. C’est peut-être le reproche que j’ai à faire à cette histoire qui m’a semblé un peu déséquilibrée. Tu te feras ton idée si tu lis ce roman qui vaut le détour.
La Voleuse de Robes de Natalie Megg Evans
C’est un roman que j’ai découvert par à un compte IG que je suis. Je note ce livre dans la liste car je l’ai lu jusqu’à la dernière page. Je déteste en effet abandonner un livre que j’ai commencé. Mais quel ennui !  Ce roman est vraiment trop bête, bourré de clichés, l’histoire est improbable, l’héroïne est mièvre ….. Même les références au monde de la haute couture sont peu crédibles. Bref, c’est NUUUULLLL ! Juste un point positif : le travail de la traductrice qui a produit un texte « qui se lit ».
 
 
 
 
 
 

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